Procédé de paillage innovant en production légumière

Durant deux ans, une équipe du Centre de compétences pour matières premières bavarois TFZ de Straubing a développé et testé une méthode de paillage resepectueuse de l’environnement et fondée sur la biologie pour les légumes, qui est censée constituer une alternative aux herbicides en maîtrisant les adventices.

12.08.2023

Le centre de développement du centre de compétences pour matières premières renouvelables (TFZ) de la localité bavaroise de Straubing travaille depuis deux ans sur une démarche pratique pour empêcher la levée des adventices dans la culture de légumes à l’aide d’un procédé de paillage. Celui-ci comprend un mélange liquide formé de deux composants à partir de matières premières renouvelables appliqué en bandes sur les cultures en rangs, composé principalement d’eau, d’huile végétale et d’autres liant et gélifiants naturels. L’épandage a lieu au travers d’un outil spécialement développé, attelé au tracteur à l’aide d’un attelage combiné frontal et arrière. Celui-ci a été élaboré en collaboration avec le constructeur de matériels agricoles Amazone et sa filiale Schmotzer Hacktechnik. Avec l’aide de différentes buses, les deux composants liquides sont mélangés au moment de l’épandage.
L’absence de lumière du soleil empêche les mauvaises herbes de croître dès leur germination et les légumes cultivés sont ainsi protégés des plantes concurrentes. Après un certain temps, le matériau de paillage se désintègre de façon biologique et ne laisse pas de déchet sur le champ. Le procédé devrait pouvoir être aussi être utilisé dans les cultures biologiques et pourrait également contribuer à réguler l’humidité du sol. De plus, aucune matière première fossile n’est utilisée et les déchets plastiques ne s’accumulent pas.
Au cours des deux dernières années, l’équipe de recherche a entrepris un certain nombre d’essais au champ en Bavière et testé la recette du matériau, la dégradabilité, l’adaptation à différents types de légumes ainsi que les interaction possibles avec des animaux et d’autres plantes. Le matériau aurait dans la plupart des cas prouvé son grand effet inhibiteur sur les mauvaises herbes et se serait ensuite dégradé sans effet négatif sur l’environnement, selon l’équipe de recherche. Lors d’un second projet, le procédé doit maintenant être optimisé sur le plan technique et économique pour une mise en pratique dans des exploitations agricoles.
eng