«Un fort impact des droits de douane»

A l’approche du salon Agritechnica, le directeur du VDMA Tobias Ehrhard appelle à l’abandon rapide du protectionnisme au profit du libre échange.

30.10.2025

La politique douanière drastique du gouvernement américain devrait susciter de nombreuses discussions dans le secteur des technologies agricoles lors du salon Agritechnica qui se tiendra cette année à Hanovre. «Les droits de douane imposés par le gouvernement américain représentent une charge importante pour les fabricants européens de machines agricoles et de tracteurs», déclare Tobias Ehrhard, directeur général de l'association professionnelle allemande VDMA Landtechnik, à l'approche du salon Agritechnica. Par rapport aux autres branches de la construction de machines et d'installations, l'industrie des machines agricoles est particulièrement touchée par cette mesure de protection. «Alors que l'augmentation des droits de douane dans la construction mécanique touche en moyenne 30% du volume des exportations de l'UE, elle touche en moyenne 70% dans le secteur des machines agricoles», explique M. Ehrhard. En matière de politique commerciale, la position du VDMA est claire: «Nous devons abandonner le protectionnisme et nous orienter vers des marchés ouverts dès que possible», exige le directeur général du VDMA. Lorsque des accords de libre-échange multilatéraux ne sont pas réalisables, il convient de conclure des accords bilatéraux, comme dans le cas du Mercosur.»


Enregistrer la teneur en acier et en aluminium de l’ensemble des machines

En juillet, après des discussions avec l'Union européenne, l'administration Trump a imposé des droits de douane de 15% sur les marchandises importées. La situation s'est encore aggravée le 18 août avec l'augmentation des droits de douane sur les produits en acier et en aluminium. Depuis lors, la part d'acier et d'aluminium d'une machine est soumise à un droit de douane de 50%. «Désormais, la part d'acier et d'aluminium de toutes les machines doit être enregistrée et soumise à des droits de douane correspondants. La base de calcul est le prix d'achat de la matière première, ce qui représente un énorme facteur bureaucratique et financier, mais surtout une distorsion de concurrence sans précédent», souligne Tobias Ehrhard.