Mieux irriguer avec des données homogènes

La Suisse dispose de peu de données chiffrées sur l’utilisation de l’eau en agriculture. Celles-ci sont souvent lacunaires. Une base de données centralisée pourrait apporter une aide, écrit la HAFL dans le rapport du projet «SwissIrrigationInfo» de l’OFEV.

25.06.2023

Avec 6% des réserves d’eau douce d’Europe,– la Suisse a peu d’expérience en irrigation et les chiffres de l’utilisation de l’eau en agriculture s’avèrent souvent «hétérogènes et lacunaires». La Haute école HAFL de Zollikofen est parvenu à cette conclusion dans le projet «SwissIrrigationInfo» de l’OFEV. Dans ce travail, la HAFL a rassemblé des données concernant l’irrigation provenant de 17 cantons.

Les chiffres de l’utilisation de l’eau en agriculture font ainsi défaut, comme le constate l’équipe de projet en collaboration avec Agroscope. Quelques données sur l’irrigation sont ainsi saisies par canton et non par bassin d’irrigation. «Mais pour déceler suffisamment tôt des tendances en matière de besoins en eau, des données pertinentes de toute la Suisse sont indispensables», selon l’agronome et responsable de projet Andrea Marti de la HAFL.

L’équipe du projet propose de bâtir une base de donnée centralisées, pour standardiser l’enregistrement et l’analyse de données. Des informations relatives aux surfaces et cultures irriguées, les besoins par culture, les quantités effectivement prélevées et les disponibilités en eau seraient très utiles aux organismes cantonaux. Elles aideraient par exemple à octroyer des droits d’utilisation. L'objectif est de mettre en place à l’avenir le bien précieux que constitue l’eau au bon moment et au bon endroit. Désormais, selon la responsable de projet Andrea Marti, différentes variantes seront testées pour le futur enregistrement des données.

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