Etude «grandes cultures résilientes au climat en 2035»
Agroscope a été mandaté par Suisse Grêle, fenaco et l’Union suisse des paysans pour mener l’étude «Grandes cultures résilientes au climat en 2035». Le thème de la sécheresse a été au coeur de ces travaux.
10.02.2024
La définition de «résilience climatique» désigne la capacité d’un écosystème à supporter les conséquences du réchauffement de la planète. L'objectif du projet était de documenter l'état actuel des connaissances et des pratiques et de proposer des mesures d'adaptation possibles. Pour ce faire, les auteurs se sont basés sur la vision suivante : les terres arables suisses sont résilientes au climat d'ici 2035. Elles peuvent faire face à des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes et conserver leur potentiel de production.
Les enseignements les plus importants de ce projet sont les suivants :
- L'application systématique des bonnes pratiques agricoles constitue la base de cultures résiliente au climat. En font partie, par exemple, l'optimisation de la constitution de l'humus, le choix de cultures adaptées au lieu, la promotion de la biodiversité, des assolements diversifiés, un enherbement aussi permanent que possible des sols arables et la prévention du compactage et de l'érosion.
- Les variétés tolérantes à la sécheresse et à la chaleur sont déterminantes pour une agriculture résiliente au climat. Il convient de renforcer la sélection végétale correspondante.
- Le potentiel de la culture de plantes tolérantes à la sécheresse et à la chaleur, telles que le sorgho, le quinoa ou les pois pour l'alimentation humaine est en hausse. Pour les cultures alternatives, il faut non seulement relever les défis de la culture, mais aussi trouver des possibilités de transformation et stimuler la demande. Il convient également de résoudre le problème de l'absence de protection aux frontières.
- - Les systèmes et les techniques de culture font l'objet d'un développement continu. L'ouverture à de nouveaux procédés - comme les semis mixtes ou l'agroforesterie - ainsi que l'échange continu de connaissances et d'expériences sont élémentaires pour l'exploitation des potentiels de ces nouveaux systèmes.
- L'irrigation ne sera une option que dans les régions où il existe des lacs, de grands fleuves ou de vastes nappes phréatiques. D'un point de vue économique, l'irrigation ne sera probablement rentable à l'avenir que pour les légumes, les pommes de terre, les fruits, les baies et la vigne. L'irrigation doit en principe être considérée comme une mesure supplémentaire dans des régions et pour des cultures sélectionnées. Mais pour faire face efficacement au changement climatique, les mesures doivent être combinées.
- En années de conditions météorologiques extrêmes, les assurances-récolte peuvent aider à atténuer les pertes financières causées par la baisse des rendements
Consulter ici le contenu de cette étude (disponible uniquement en allemand)
D’après LID/Agroscope


